
Pourquoi Dieu permet-il tant de souffrances ?
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1.
La souffrance est un sujet bien délicat à traiter par écrit car pour tous ceux qui souffrent, que l'épreuve accable, anéantit même, nos pauvres mots humains sont d'un bien faible réconfort. En face d'une très grande souffrance, le silence s'impose et nous nous sentons impuissants.
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2.
Souvent, la souffrance suscite un cri de révolte, même pour ceux dont la foi est solide : « Comment le Dieu d'amour peut-il permettre cela ? » - « Pourquoi moi ? » - « Je ne le méritais pas, ce n'est pas possible, Dieu ne m'aime pas ». Et pourtant Dieu est là qui nous aime. Nous ne comprenons pas car la souffrance est un défi pour l’intelligence humaine. Aucune explication rationnelle ne saurait nous satisfaire pleinement. C'est d’ailleurs ce que Dieu a répondu à Job.
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3.
La Révélation cependant nous apporte une lumière nouvelle. Elle nous apprend tout d'abord que la souffrance est entrée dans le monde avec le péché. Dieu a voulu l'homme heureux, et il l’a créé libre, parce qu'Il nous aime et que l'amour ne s'impose pas. La souffrance n’est pas une punition de Dieu, mais en nous détournant de Dieu, nous nous punissons nous-mêmes. Et si nous réfléchissons bien, nous devons reconnaître qu’à l'origine de la souffrance, il y a bien souvent notre faute.
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4.
La Révélation nous apprend également l’existence de ce principe de solidarité humaine qui fait que, d’Adam au Christ, nous nous communiquons le bien et le mal. C'est ainsi que de pauvres innocents souffrent de fautes qu'ils n'ont pas commises.
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5.
La Révélation nous apprend enfin que la souffrance n'est pas jamais voulue par Dieu, qu’elle est un sabotage de son plan mais que ce Dieu qui tient tant à la liberté des hommes et à leur solidarité, n’est pas resté impuissant devant la souffrance humaine, il a envoyé son Fils, absolument innocent, souffrir du péché et du mal des hommes et en porter les plus terribles conséquences, pour restaurer le contact entre l’homme et Dieu et vaincre ainsi le péché dans le cœur de l’homme.
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6.
Suivre l’exemple du Christ, c'est ne pas rester impassible, ni insensible devant la souffrance, mais c'est d’abord tout mettre en œuvre pour la faire cesser et ensuite, avec la grâce du Christ, essayer de la transformer en une occasion d’aimer davantage. Souffrir sans aimer est certainement la chose la plus atroce, mais comprendre qu'à travers elle, en luttant contre elle, on rejoint l'amour du Christ, peut permettre de tout changer.
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7.
Dieu sait notre faiblesse, Il ne nous a pas caché les difficultés du chemin à parcourir sur cette terre. Il nous a même enjoint de porter notre croix et de le suivre, mais tout tunnel débouche sur la lumière. Dieu peut toujours aider et nous devons compter sur lui : même si nous n'avons plus la force de prier, laissons-nous porter par la prière des autres, jusqu'à ce que nous soyons capables de prier avec eux et pour eux et nous verrons le fruit de notre prière.


Ancien recteur de la Basilique de Montmartre
Documents de référence
« Le Dieu Tout-puissant souverainement bon, ne laisserait jamais un mal quelconque exister dans ses œuvres s’il n’était assez puissant et bon pour faire sortir le bien du mal lui-même »
(Saint Augustin).
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Du Bienheureux Père Charles de Foucauld: Depuis le péché d'Adam, le bien ne se fait ici-bas qu'au prix d'une peine proportionnée à ce bien : aussi le plus grand des biens que nous puissions acquérir ici-bas, l'amour pour Dieu, ne peut être acquis par l'âme que par les plus grandes souffrances : plus nous souffrons, soit par les hommes, soit par les démons, soit dans notre corps, soit dans notre cœur, soit par les tentations, soit par les obscurités intérieures, lesquelles sont la plus poignante et par conséquent la plus salutaire et la plus utile de toutes les douleurs, plus nous souffrons de quelque manière que ce soit et surtout de cette dernière manière qui fait pénétrer la douleur si au fond, si jusqu'à la moelle, plus nous souffrons, plus il faut nous réjouir et bénir Dieu, car plus notre douleur est grande, plus nous devenons capables d'un grand amour ; en nous faisant beaucoup souffrir Dieu ne fait que nous donner le moyen de beaucoup l'aimer ; la mesure de nos souffrances sera la mesure et de notre amour pour Dieu et de la gloire que nous lui rapporterons.
Et quand on connait le désespoir durant des années, qu'on a laissé sa confiance en Dieu en tout premier, que l'on tente de se relever indéfiniment mais nous ramenant toujours plus bas que terre? Pourquoi, à l'opposé, d'autres ne méritant pas peuvent se la couler douce alors que Jésus est venu pour ceux qui sont perdu? Et entre les deux extrêmes, une famille aisée ayant aussi leur lot de malheurs mais pas pour une question de survie? Pourquoi cette différence de degré? Mystères et boules de gomme.
Parfois la révolte s'empare de L'homme de trop d'injustice et les réponses vous laisse pantois!, si DIEU permet?, mêmes les évènements les plus cruels se révèlent étonnement salvateurs pour l'homme!, les Prières des et des autres sont de remarquables catalyseurs d'energie d'amour et d'élévation d'Äme pour soutenir nos croix et pouvoir pardonner! il n'y a que le temps et la grâce de L"ESPRIT-SAINT qui sauve car cela ne nous appartiens pas?:le temps de DIEU et la distance n'est pas semblable à celle des hommes.
Bien souvent, la souffrance trouve son origine dans la faute personnelle ? Un homme perd son fils unique. Il souffre. Beaucoup. En réfléchissant et en priant, il découvre que la douleur éprouvée est à l'aune de la joie passée. Et que si Dieu, amant jaloux, nous demande de Le préférer à toute autre créature, il n'en reste pas moins celui qui donne tout à chacun à tout instant. La faute personnelle de l'homme est d'oublier que l'amour qui nous est proposé est exclusif.